Marie-Claude Noël sur le terrain de la rénovation des logements sociaux

Une visite de la cité blanche à la Benauge nous a permis d’approcher la question de sa rénovation sous un tout autre jour.


A l’invitation de résidents, nous avons pu visiter une des résidences et nous rendre compte que la réalité n’était pas celle décrite dans les rapports. Les parties communes sont correctement entretenues, les appartements agréables,  les espaces verts assez arborés. Des travaux ont été réalisés ainsi qu’une isolation phonique. La cité bénéficie d’un bon environnement en matière d’équipements  (surface commerciale, poste, bibliothèque) et les personnes qui nous ont reçu estiment que la cité est bien reliée à la ville.

Surtout, les habitants de la cité ont développé au fil du temps un très important réseau de solidarité.
L’idée qu’une démolition puisse être mise en œuvre suscite, de ce fait, de nombreuses inquiétudes.
A l’heure ou la pénurie de logements est très importante, et les loyers élevés, est-il raisonnable d’envisager une démolition quand les habitants sont les premiers à souhaiter  rester sur place ?

Nous pensons  pour notre part que l’heure n’est pas aux démolitions. Des rénovations audacieuses sont possibles, qui améliorent la qualité de vie, produisent des économies d’énergie et coûtent moins cher qu’une démolition / reconstruction.

Par exemple, une tour HLM des années 60 à Paris rénovée  par les architectes Druot, Lacaton et Vassal :

http://www.paris.fr/accueil/logement/bois-le-pretre-une-tour-pour-reinventer-le-logement-social/rub_9649_actu_108725_port_23745
http://www.lemoniteur.fr/157-realisations/article/actualite/868748-prix-de-l-equerre-d-argent-2011-renovation-de-la-tour-de-logements-bois-le-pretre-a-paris-17e
Le coût de la rénovation par logement a été de 100 000€ contre 170 000€ pour une démolition / reconstruction.
La tour comptait 96 logements, elle en compte 105 à présent. La surface habitable est passée de 8900 m² à 12460m² grâce à une méthode d’agrandissement par l’extérieur  (jardins d’hiver ou terrasses). Face à la crise du logement, au besoin de créer du logement et à l’urgence de rénover certains immeubles, ce type de projets devrait devenir la norme, et non être l’exception!

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